Etudes économiques
Bois

Bois

Forêt
Amérique Latine
Amérique du Nord
Europe centrale et de l'est
Europe de l'Ouest
Asie
Moyen-Orient & Turquie
Changer de secteur

Forces

  • Contexte économique favorable en Europe favorisant le secteur de la construction, notamment les habitations en bois
  • Perspectives positives pour la demande de bois liées à l’intérêt grandissant pour la biomasse énergie
  • Avantages fiscaux en Europe (France, Allemagne...) pour investir dans la filière

Faiblesses

  • Dépendant de l’état du marché du logement et de la construction
  • Contraintes liées au respect des normes environnementales
  • Secteur fortement exposé aux conditions climatiques (tempêtes, feux de forêts...)

Evaluation des risques

Les faits marquants
Demande mondiale de granulés (millions de tonnes métriques)

Demande mondiale de granulés
(en millions de tonnes métriques)

La production de produits du bois pour les pays de l’UNECE (pays d’Europe, d’Amérique du Nord et de la CEI), augmenterait de 1,7 % en 2017 puis de 0,8 % en 2018, du fait d’un ralentissement de la consommation en 2018. La demande fluctue en fonction du secteur de la construction et du logement. Le bois rond continuera de dominer le marché en 2018, pour des usages industriels, mais aussi, de plus en plus, comme source d’énergie.

Le prix du bois brut garde une tendance baissière depuis 2014. Cependant, le prix du bois d’œuvre, et particulièrement celui issu de conifères, augmente depuis 2016, grâce à la vigueur de la demande, en particulier en meubles.

Par ailleurs, l’appréciation du dollar ajoute aux mutations du marché et met en difficulté les producteurs américains, qui perdent en compétitivité. Ainsi, les États-Unis et le Canada sont, fin 2017, engagés dans une dispute commerciale quant au bois brut qui a mené à l’imposition de taxes à l’importation de la part des premiers contestées par le second. Dans les pays de la CEI, un rouble affaibli a tiré les exportations à des niveaux record pour toutes les grandes catégories de produits.

Dans l’ensemble le marché est en mutation, du fait, de l’émergence de nouveaux producteurs (les économies émergentes conquièrent des parts de marchés historiquement acquises aux pays de l’UNECE) et, de l’évolution des débouchés et de la demande.

Demande

La consommation pour les pays de l’UNECE a augmenté de +1,4 % en 2017, selon le Comité sur les forêts et l’industrie forestière (COFFI). Cette croissance se maintiendrait en 2018, portée par le dynamisme de la consommation de granulés de bois utilisés en biomasse et pour la construction. La contraction de la demande en panneaux de fibre dans les pays de la CEI (-0,6 % en 2017), serait compensée par un contexte économique stimulant le marché de l’immobilier dans certains pays d’Europe occidentale. De plus, la prise en compte des questions environnementales se traduit, en Europe et en Amérique du Nord, par une évolution des cadres légaux et habitudes de consommation favorisant l’utilisation de produits du bois dans la construction et comme source d’énergie. Le bois représente, en 2017, un tiers des énergies renouvelables. Il se découpe en deux sous marchés, pour chacun desquels l’Union Européenne est le principal moteur de la demande: la production à grande échelle de bioénergie et celle, à un niveau résidentiel ou commercial, d’électricité ou de chauffage.

En Europe, le COFFI prévoit une hausse de 1,6 % de la consommation en 2017, soutenue par la demande de granulés pour l’isolation (+4,8 % en 2016), de panneaux de fibres pour la construction (+3,9 % en 2016), et les politiques vers la transition énergétique. La demande en construction résidentielle augmenterait de 1,4 % en 2017. Elle est largement tirée par la vigueur du secteur en Europe de l’Est où le potentiel de croissance de la consommation par habitant est élevé, car encore éloigné de celui des marchés matures (Amérique du Nord et l’Europe du Nord). Par ailleurs, si l’Espagne et l’Italie produisent encore à des niveaux inférieurs à ceux d’avant crise, ce n’est pas le cas pour la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

En Amérique du Nord, malgré les incertitudes liées à l’agenda de réformes, Coface estime que la croissance sera de nature à soutenir la demande dans le secteur du bois, stimulée par la construction (7 % d’augmentation des mises en chantier pendant l’année 2017) et la vigueur de la demande en mobilier bois.

Le Japon, la Chine et l’Inde restent des marchés clés pour les exportateurs de bois européens et Nord-américains. En Inde, de nouvelles règles prudentielles, et la révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2017 entraîneraient un durcissement de l’accès au crédit et une baisse générale de la demande dans le très dynamique secteur de l’immobilier.

Offre

La production mondiale dépassera ses niveaux d’avant crise en 2017. Grâce à la construction, la croissance de la production de panneaux de fibres sera de 0,9 % en 2017 et 1,3 % en 2018 dans les pays de l’UNECE. Pour ce produit, les États-Unis ont un important déficit commercial et la moitié des importations viennent de Chine. La Russie, qui concentre un quart des ressources forestières, poursuit ses projets d’investissement pour capter d’avantage de valeur ajoutée dans le secteur. Notons que la production de panneaux de fibres russe est trois à quatre fois inférieure à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe ; l’UNECE prévoit un taux de croissance de leur production en Russie de 20 % en 2016, et 14 % en 2017.

La production de granule de bois, dans les pays de l’UNECE, augmenterait de 9,8 % en 2017 et 4,7 % en 2018. Si les européens sont les premiers producteurs (plus de 60 % de la production mondiale en 2017) et le resteraient en 2018, l’offre ne couvrirait pas la demande en biomasse de cette zone. L’Europe importerait 15 millions de mètres cubes de granulés en 2017, soit 63 % de sa consommation, selon COFFI. A l’inverse, l’Amérique du Nord présente une production largement excédentaire, bien que 62 % inférieure.

 

Dernière mise à jour : janvier 2018

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